Mardi 24 Janvier à 14h30, je suis retournée à Saint-Gonlay, pour un peu d’observation de terrain.
La journée était bien ensoleillée, très peu de vent et une température d’environ 7 degrés.
Comme il n’ a pas beaucoup  plu les semaines précédentes, le sol est assez sec, par contre le givre a bien durcit la terre.

J’ai réalisé 3 tests de sols :
– Un au niveau de la terrasse, qui montre un sol bien compacté et une dominance d’argile à 80 pour cent.
– Un au niveau du futur Verger-Potager, le sol est un peu moins compacté et il est composé à 70 pour cent d’argile.
– Et le dernier, dans le bois, une bonne terre forestière, avec quand même un peu d’argile.

La terrasse, jouit d’une bonne luminosité à cette heure ci.
Il est prévu de faire de la culture hors sol, dans des bacs, des plantes aromatiques et phytothérapiques. Car il y a des filtres à sable.
La terrasse est souvent inondée en hiver, car elle est en bout de pente.
Je suis donc entrain de réfléchir à un système de paliers au niveau de la pente, pour diminuer le ruissellement.  Il y a des tas de terre de remblaie et de gravier, qui peuvent aider à la construction de ces paliers.

 

Le chemin en pente, qui mène à la terrasse.

 

Au niveau du parking, je pense pas faire quand chose, car il y a beaucoup de passages de véhicules.
Peut-être juste le paysager un peu.
Il y a un petit espace proche de la bordure du terrain, au niveau de l’entrée, où il y a des bancs et des tables en matériaux de récupération.
J’aimerais bien aussi ornementer cet endroit, avec des fleurs comestibles…
Le talus qui jouxte cet endroit détente, est assez nu, à part quelques arbres, ce serait bien de fermer la haie, avec des petits arbustes comestibles.
Cela fera un écran  pour isoler du sentier carrossé et également du champ derrière.

Pour ce qui concerne l’endroit du futur verger-potager, à presque 15h en hiver, il y a des zones d’ombres. J’ai découvert aussi que le deuxième accès est fréquenté par des véhicules, qui créent des ornières et compacte le sol.
Il faut que je vois avec les propriétaires, si ils veulent garder cet accès pour les voitures. Si oui,  il faudra intégrer ce paramètre important au projet de verger-potager.
En bordure, en lisière de haie, il y a une belle litière de feuilles mortes, qui ameublit bien le sol.

 

Ornières à cause du passage de véhicules.

Le bois jouit d’un peu de lumière (qui touche le sol) sur les 5 premières rangées du côté gauche. On sent bien la chaleur. Après c’est beaucoup diffus et c’est très sombre au milieu du bois.
Les ronces, proches de la lisière, ont bien poussé et forment des petits buissons à certains endroits. Il y a également de la grand oseille, du gaillet gratteron, de l’ortie et de la berce.
Les arbres étant principalement des feuillus caduques, ils ont, à cette époque, bien perdu leurs feuilles, qui nourrissent le sol.
Le talus sur la gauche, est bien dégradé, il faudrait le régénérer de façon naturelle.
Dans le fond du bois à gauche, il y a une grosse ouverture vers un champ. Ce serait peut-être intéressant de fermer cet accès, pour faire écran.
Les champs qui avoisinent le bois sont traités, j’ai donc pour idée de tester la mycoremédiation avec des pleurotes. L’idée serait de mettre sur les talus de la paille ensemencée de mycélium de pleurotes, pour qu’il se propage et puisse dépolluer le sol et protéger les cultures environnantes. Cette technique pourrait être couplée à de la phytoremédiation.
Pour protéger les champignons du soleil, il y a deux possibilités :
– Soit laisser les ronces pousser et créer des petits dômes qui abriteront les carpophores.
– Soit faire des systèmes d’ombrières avec du plessage.
Dans le fond du bois, la lumière rentre jusqu’à la 7ème rangée, dans le sens de la largeur.
Cet endroit est le plus propice à créer la petite mare naturelle.

Luminosité du bois.

Les propriétaires ont découvert qu’il y a des chevreuils qui nichent près du bois.
J’ai observé quelques endroits où ils sont venus fouiller dans la litière, pour trouver de la nourriture, mais également des excréments et une jolie coulée (chemin créé par des animaux) qui traverse tout le bois.
Le côté droit du bois est beaucoup plus à l’ombre, à part quelques éclaircies.
Il y a des endroits, en hiver, qui sont tout le temps à l’ombre.

Prochaine observation en mars.

Voici les photos de cette journée :