Dans la nature, les interactions entre espèces sont nombreuses et il en résulte parfois une relation étroite.
Il existe plusieurs sortes de relations, classées en plusieurs catégories.

Le mutualisme :
C’est une association, non-obligatoire, dont les deux acteurs tirent des bénéfices réciproques, sans qu’aucun n’en subisse des conséquences.

Le commensalisme : Un seul acteur en tire profit, mais il ne nuit pas à son partenaire.

Le parasitisme : Le parasite tire profit, en se nourrissant, se logeant ou en se reproduisant, aux dépends de son hôte.

La compétition : Deux organismes qui recherchent la même ressource, dans la même niche écologique et qui vont  » se battre » pour avoir le dessus.

La symbiose : C’est une relation obligatoire, une interaction écologique dont les bénéfices sont réciproques.


Aujourd’hui, je vais vous parler de deux symbioses :
– La relation Endo-Mycorhyzienne
– La relation plante-bactérie

La relation Endo- Mycorhyzienne ou relation mycellaire, est une symbiose entre les racines d’une plante et du mycélium (champignon).
Le mycélium est l’organisme principal du champignon, à défaut des carpohores ou sporophores que l’on voit à la surface du sol et qui sont uniquement leur appareil reproducteur. Il est composé d’hyphes, de fins filaments qui explorent le monde souterrain.
Le mycélium naît de la germination des spores au contact du sol.

Comment fonctionne la symbiose plante-champignon et comment se rencontrent-ils ?
Nos ingénieuses racines, ayant conscience de leurs limites physiques pour capter les nutriments dont la plante à besoin, vont envoyer des messages chimiques qui vont attirer le mycélium le plus proche.
Une fois la reconnaissance des deux espèces établie, le mycélium va pénétrer dans le système racinaire et va créer un réseau de filaments, qu’on appelle des arbuscules, ces derniers ressemblants à des petits arbres. Cette intervention ne va en rien affecter la plante.
Une fois implanté, le mycélium va ressortir et continuer sa progression dans le sol. L’échange entre les deux espèces va pouvoir commencer.
Le mycélium va agrandir la zone de captation du système racinaire, et il va lui trouver certains nutriments nécessaires à sa bonne santé, comme l’azote et le phosphore. La plante, elle, grâce au rayonnement du soleil et à la photosynthèse, va pouvoir offrir des sucres au champignon qui en a besoin pour sa survie.
Malgré les apparences, la relation entre ces deux espèces n’est pas toujours une relation symbiotique. L’un des acteurs pourrait prendre le dessus, en cas de faiblesse de son partenaire. Et le champignon pourra aussi, à la mort de son hôte, recycler sa nécromasse.
80 pour cent des plantes peuvent vivre une relation symbiotique avec un champignon endo-mycorhyzien, soit plus de 400 000 espèces pour 200 champignons de cette famille. Cette symbiose est la plus répandue.

Comme pour la relation mycellaire, la relation avec une plante et les rhyzobiums commence par une phase d’attraction.
La plante émet une substance chimique, des flavonoïdes, ce qui attire les bactéries et en réponse celles-ci vont sécréter et synthétiser des facteurs de nodulations.
Après l’attraction, vient la phase de reconnaissance, la plante va reconnaître qu’il s’agit des bonnes bactéries et va leur laisser libre passage.
Les bactéries vont pénétrer, dans un premier temps, au sein des poils absorbants et vont créer un cordon infectieux qui va progresser jusqu’aux cortex racinaires, où vont se former des nodules.
Les bactéries, une fois installées, vont fixer et réduire l’azote atmosphérique en ammonium, qui pourra être assimilé par la plante hôte.
En échange, la plante va leur offrir un substrat carboné issu de la photosynthèse.
Les plantes qui profitent de cette symbiose sont principalement des légumineuses, de la famille des Fabacées. C’est pour cela qu’on utilise ces plantes comme engrais verts, fixatrices d’azote.
Il existe plusieurs variétés de rhyzobiums, pour chaque type de légumineuse.


Ces deux relations, sont écologiquement fondamentales. Si vous avez un sol vivant et saint, ces symbioses vont se mettre en place naturellement, garantiront des plantes en bonne santé, un écosystème résistant et vous éviteront l’utilisation d’engrais chimiques.

Voici une vidéo pour résumer et illustrer cet article :